Le film que vous voulez voir n’est plus en salle, mais n’est pas encore sorti en DVD? Tapez son titre dans Google, suivi de « streaming », vous devriez rapidement trouver…
Depuis plusieurs mois, les sites dédiés à la diffusion de films et de séries en streaming se multiplient. Pour une raison simple: cette diffusion en continu, sans téléchargement, ne permet pas de remonter jusqu’à l’utilisateur. Le streaming, remplacent donc Emule et bittorent dans le cœur des pirates. Le peer to peer, la technique visée par la Haute autorité contre le piratage est, lui, en plein déclin. Dans un rapport analysant les données de 110 fournisseurs d’accès à Internet, Arbor Networks a ainsi calculé que le peer-to-peer ne représentait plus aujourd’hui que 18 % du trafic mondial. En 3 ans, le chiffre a diminué de moitié: il correspondait à 40% du trafic mondial en 2007.
En France si le streaming est en pleine croissance, c’est un peu grâce à Hadopi. Les pirates connaissent la loi, une entreprise qui traque les œuvres piratées pour le compte de majors et d’institutions; ils savent que maintenant sur le peer to peer, ils vont être repérés. Depuis quelques mois c’est une vraie migration». Cette migration est plus forte en France :
En Italie et en Espagne où son entreprise travaille aussi, les pirates en sont encore au peer to peer. «Avec Hadopi, l’Etat français dépense de l’argent pour que les pirates changent de technique», assure-t-il. Selon les chiffres de son entreprise, les sites dédié au streaming et au téléchargement direct sont en effet en pleine croissance: à peine une centaine en 2007, ils étaient estimés à 840 en juillet 2009.